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 Fuyu Chimizu

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Fuyu

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Messages : 3
Date d'inscription : 20/07/2016

MessageSujet: Fuyu Chimizu   Mer 20 Juil - 20:09

Scénario : Edo et ses tumultes


I) Identité
Nom: ne s'en souvient pas (Chimizu)
Prénom: Fuyu
Sexe: femme
Age/date de naissance: 16 ans


II) Caractéristiques 94
FOR: 11
CON: 18
TAI: 8 (1m55 pour 45 kg)
DEX:: 17
APP: 14
INT: 10
POU: 16


III) Compétences 300 + 150

Art/Artisanat (05 %) -

Athlétisme (15 %) 55

Bricolage (10 %) -

Cascade (10 %) 65

Chercher* (20 %) -

Culture générale (20 %) -

Commerce (20 %) -

Connaissance de la rue (10 %) -

Déguisement (10 %) -

Discrétion (15 %) -

Droit, administration, usages (10 %) -

Équitation (20 %) -

Esquiver (25 %) 55

Langue natale (80 %) -

Langue étrangère (00 %) -

Leadership (15 %) -

Navigation (00 %) -

Orientation* (15 %) -

Persuasion (15 %) 30

Sagacité (20 %) -

Secourisme (30 %) -

Survie (10 %) 40

Vigilance (20 %) 60

IV) Compétences spécifiques

Légendes 40

Potions et herbes 55

Lire et écrire 30

connaissance des religions (bouddhisme et shintoïsme) 50



IV) Caractère
La loyauté a beau être l'une de ses qualité, ses relations sont fortement influencées par son humeur.
Fuyu a tendance à discuter avec entêtement et est capable d'exploser lorsqu'il s'agit de régler ses comptes.
Elle a une très forte volonté et il est bon qu'elle soit confrontée à d'autres caractères volontaires pour qu'elle ne soit pas tentée de prendre le destin de tout son entourage entre ses mains.
Ses actions sont parfois assez « brutales », Fuyu est une fonceuse qui agit avec rapidité et audace, frisant parfois la témérité et le surmenage par manque de discipline.
Elle a des idées bien arrêtées sur les choses, les gens, sur ce qu'il faut faire ou non et comment.
Elle pense saisir rapidement l'essentiel des situations en survolant les détails (ce qui n'est pas toujours le cas évidemment).


V) Physique
C'est une jeune fille fluette, comme toutes les japonaises elle a de longs cheveux noirs et des yeux presque aussi foncés.
Son visage est rayonnant et respire la gentillesse, elle a beaucoup de succès auprès des personnes âgées grâce à cela.
Elle aime les couleurs claires pour ses kimonos et reste très féminine malgré la malice enfantine qui se reflète dans son regard.


VI) Vie
Famille:
→ Susumu : moine yamabushi qui a recueilli Fuyu et Yunosuke lors d'une tempête de neige.

→ Yunosuke (Sakamoto) : amour secret de Fuyu, il grandit avec elle dans un temple bouddhiste

→ tous les moines du temple où elle a grandi

→ Parents biologiques décédés

Histoire (résumé): D'origine modeste, sa mère mourut en couche et son père l'éleva à contre-coeur l'incriminant pour la mort de sa femme. Très débrouillarde, elle devint vite ami avec les enfants du village, en particulier avec le fils du forgeron locale Yunosuke. Un jour alors qu'elle n'était encore qu'une enfant son village subit l'attaque de bandit. Dans l'horreur du moment ses pleurs attirent l'un des attaquants, n'arrivant pas à la calmer son père finit par l'oublier craignant plus pour sa sécurité à lui que pour celle de sa fille non désirée. Il finit par mourir et alors que le bandit s'apprête à tuer la jeune Fuyu, Yunosuke le tue en lui arrivant dessus par derrière une faucille en main et laissée en travers du corps de son adversaire avant de s'enfuir avec la petite fille par la foret afin d'échapper au carnage que subit leur village natale.
S'ensuit un voyage mettant les enfants à rude épreuve, obligeant le jeune garçon plus âgé de voler pour leur survie à tout les deux. Mais l'hiver arrive et bientôt ils se retrouvent presque morts de froid dehors, c'est alors qu'ils sont recueillis par un yamabushi du nom de Susumu.
Celui-ci vivant en ermite, dès que les enfants sont de nouveau sur pieds ils les remets au temple bouddhiste du coin où les moines décident de les prendre sous leurs ailes. Ils suivent la formation du corps et de l'esprit que leur offre les moines, tout en aidant dans les rizières ou là où les gens du coin en ont besoin.
Fuyu est très vite connue par tous pour son naturel bienveillant et son énergie débordante.


VII) Autres
Métier/ occupation: apprentie moniale
Signes particuliers: une tâche de naissance en forme de haricot à droite dans le creux des reins.
Rêve, ambition: que tout le monde soit heureux, c'est une idéaliste ^^'
Arme : le bô (bâton long d'environ 1,8 m), par extension le naginata et autre lance mais elle préfère les armes contondantes non létales dans un but purement défensif


Dernière édition par Fuyu le Mer 20 Juil - 23:56, édité 3 fois
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Fuyu

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MessageSujet: Re: Fuyu Chimizu   Mer 20 Juil - 20:13

Les lancers de dés :




en rajoutant 6 à chaque jet et en additionnant le tout, ça me fait 94.
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Fuyu

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MessageSujet: Re: Fuyu Chimizu   Dim 27 Nov - 0:59

Les origines de Fuyu :

En l'an 1647, dans un petit village de la région d'Iga.

         «  Fuyu ! Reviens ici ! »

Quelle agitation !
Chaque fois c'est la même chose, son père coure dans tous les sens pour la retrouver, et pourtant elle ne s'en lasse jamais. Au contraire, à chaque fois son plaisir redouble et la pousse à faire durer ses parties de cache-cache improvisées encore plus longtemps. Bien que le village tire ses principales ressources de la rizière, il est entouré d'une immense colline aux arbres dépassant de loin les toitures. Et quel meilleur endroit pour se cacher qu'une forêt ?

Délaissant le raffut de la maison un instant, la jeune Fuyu rampe plus loin encore dans les bois salissant son kimono. Le village n'est pas grand, tout au plus 5 maisons et derrière ces arbres se trouve la maison du forgeron. Il y a toujours des bruits intéressants là-bas et des lumières éclatantes ! Des choses bien plus intrigantes que ce stupide trou d'eau où allait travailler son père. Elle y avait mis les pieds une fois et c'était terriblement froid !

La voix de son père ne lui parvenant quasiment plus aux oreilles, la fugueuse se retourna pour voir il avait déjà abandonné la chasse. Un homme lui tenait compagnie, mais de sa hauteur, Fuyu ne pouvait discerner les traits de son visage. Mécontente qu'on puisse ainsi interrompre son jeu la fit jeter un caillou en râlant vers eux. Que ce fut dû au manque de puissance de son bras ou au manque de volonté à viser juste, le caillou ne fit pas plus d'un mètre avant de se terrer dans un trou qu'elle avait creusé auparavant alors qu'elle s'ennuyait. Mais tout ça avait peu d'importance, puisqu'on ne lui prêtait plus aucune attention voilà qu'elle était libre de faire ce que bon lui semblait. Du moins pour un bref instant. En se retournant elle se retrouva face à un jeune garçon visiblement agacé.
Surprise elle eut un mouvement en arrière qui manqua de peu de la faire dégringoler toute la pente jusque sa maison au bas de la colline. Le jeune garçon quant à lui ne tenta pas de l'empêcher, il la dépassa nonchalamment et l'attrapant par une de ses couettes la força à le suivre dans sa descente.

          « Tu me fais mal ! Tu es méchant ! Lâches moi ! »

Les larmes aux yeux, Fuyu tenta de se dégager n'hésitant pas une seule seconde à mordre son assaillant mais l'emprise qu'il avait sur elle ne se desserra que lorsque les deux enfants furent face aux deux hommes. Le regard accablant de reproches des trois hommes se plantant sans aucun remord dans celui faussement frêle de la jeune fille la fit fondre en larmes.

           « Merci Yunosuke de l'avoir ramené, dit le père de Fuyu sans la quitter des yeux.

Yunosuke eut un haussement d'épaules avant de répondre.

            _ Elle partait vers la forge.
            _ Bon sang ! Comment une gamine de quatre ans peut-elle me donner autant de fil à retordre ?

Le vieil homme, que Fuyu reconnaissait maintenant comme l'homme travaillant aux rizières avec son père, éclata de rire.

            _Je te plains lorsque tu devras lui trouver un mari, elle deviendra à coup sûr une femme du genre à maltraiter son époux !

Le père fit la grimace et soupira à cette idée, heureusement il avait encore quelques années pour la préparer et à défaut de corriger son caractère indépendant de lui construire une dot séduisante.

            _Ceci dit, je ne suis pas venu pour cette affaire. La taxe seigneuriale ne va pas tarder à être prélevée et la récolte n'a pas été bonne cette année non plus. Il va nous falloir travailler davantage pour ne pas risquer une année de famine supplémentaire.

L'homme marqua une pause notant l'air sévère qu'affichait le visage du père de Fuyu mais au lieu de l'attendrir il s'emporta.

            _ Haruo ! Rester là à te morfondre ne te ramènera pas Itoe ! Tu dois revenir travailler à la rizière avec nous ! Tu ne peux pas te terrer dans cette maison délabrée, avec une enfant qui plus est !

Toute la normalité de cet après-midi venait de voler en éclats, Fuyu voyait cet individu rompre sans ménagement son quotidien paisible avec son père. Il voulait le ramener à son trou d'eau ? Et pourquoi devrait-il le suivre et la laisser seule ?
Les larmes se sont arrêtées de couler sur ses joues salies par la terre laissant à présent de longues traînées sur son visage. Son père, Haruo, commençait à perdre pied. Fuyu profita de l'inattention de l'homme embêtant à son égard pour lui balancer un coup de pied dans le tibia.
Le paysan poussa un cri de douleur et dans sa verve repoussa la petite fille, il n'utilisa pas une grande force mais la différence de gabarit voulut que Fuyu tomba à terre sur les fesses.
Yunosuke soupira, rien de nouveau à voir Fuyu au sol, il l'aida à se relever cette fois-ci se moquant un peu d'elle la plongeant dans une nouvelle crise existentielle. Comment Yun-niichan pouvait-il rire d'elle de cette façon ? Comme c'est dégradant ! Et la revoilà en train de pleurer à secouer ses petits poings vers le gamin qui ne cessait de rigoler.
Jusque-là tendu, Haruo se décrispa en voyant que le geste malheureux n'eut aucune conséquence, sans attendre davantage il entraîna son vieil ami Kouji, laissant pour seules instructions à Yunosuke de prendre soin de Fuyu pour la journée.

Yunosuke marchait vite. Et Fuyu, enfin parvenue à sécher ses larmes causées par le lâche abandon de son père, tâtonnait pour le rattraper les yeux toujours un peu embrumés. Agacé d'avoir à se traîner ce poids, une fois près de la forge où se trouvait son père il prit ses jambes à son cou. Surprise et apeurée de se retrouver une fois de plus seule, Fuyu le suivit en criant de toutes ses forces pour conjurer sa frayeur.
Une fois arrivée à destination, elle fut accueillie par le sourire narquois de son voisin qui à son goût faisait preuve d'un peu trop d'espièglerie.

             « Tu es vraiment méchant Yun-niichan !
              _ M'appelle pas comme ça idiote !
              _  Toi aussi t’es idiot Yun-niichan !

Ils se mirent à rire.
L'après-midi passa d'une traite, ils allèrent se promener en forêt, observèrent la forge un long moment et mimèrent le forgeron. Ce fut l'après-midi le plus amusant dont elle pouvait se souvenir, elle regretta même l'arrivée de son père pour la ramener.
De nouveau seule avec son père, elle l'observait en silence cuire le riz.

             « Fuyu ?

Elle leva les yeux du fourneau pour les poser sur son dos, son ton était posé mais on pouvait sentir la tristesse en émanait. Elle ne répondit pas méfiante.

              _ Je vais retourner travailler à la rizière, je ne peux plus me contenter de la pêche pour te nourrir. Je ne peux plus fuir les autres villageois, on a besoin de toutes les mains disponibles pour la récolte. Un jour tu me rejoindras, en attendant tu iras chez Yunosuke. »

Il n'en fallut pas plus pour redonner le sourire à la petite fille, soudain toute son énergie revenue elle poussa un grand cri ne sachant pas de quelle autre façon exprimer sa joie.
Excitée par ce nouveau quotidien qui s'annonçait, Fuyu ne parvenait pas à avaler correctement son bol de riz, tout se renversait à chaque fois qu'elle se levait d'un bond en rigolant. Son père finit par la bloquer entre ses jambes pour la forcer à bien se tenir, cette nuit-là tout deux veillèrent tard. Assez tard pour voir une lueur étrange éclairer le ciel comme en plein jour. Desserrant son étreinte l'espace d'un instant suffit à l'enfant pour se faufiler vers la porte coulissante toujours attirée par le moindre petit événement. S'il n'y avait que la lumière peut-être Haruo n'aurait pas bougé mais un bruit retentissant de sabots battant la route voisine le fit sauter sur ses pieds pour empêcher Fuyu d'ouvrir la porte.

La serrant contre lui, il fit lentement coulisser la porte pour tenter d'apercevoir la source de toute cette agitation. La maison était plutôt isolée des autres du village, faisant signe à Fuyu de rester silencieuse, il la posa pour sortir dans le jardin. Prudemment il descendit la pente qui menait à la route mais il n'en fut même pas à la moitié qu'une vision d'horreur le figea sur place. Du feu. Partout. Si on tendait l'oreille on pouvait percevoir les cris terrifiés des familles qui perdaient le peu qu'ils possédaient. Haruo fronça les sourcils, non c'était pire que ça. La première fois il n'en crut rien, comment une telle chose pourrait-elle se produire dans un village reculé comme celui-ci ? Mais la deuxième fois il en fut certain. Le bruit de sabots, ceux qui avaient amené le feu dévastateur, ils attendaient patiemment que les gens fuient leurs demeurent enflammée pour les assassiner à la sortie.

              «  Papa ? Qu'est-ce qui arrive à tout le monde ?

La petite voix, visiblement perturbée par tant de désordre, sorti Haruo de son cauchemar.

               _ Fuyu !

Il porta instantanément sa main à sa bouche, il ne fallait pas crier, l'isolement de la maison avait retardé les bandits, si c'étaient bien des bandits, avec une telle organisation on pourrait penser que... Non ! Mettre Fuyu à l'abri était la seule chose à laquelle il devait penser à ce moment précis ! Il courut vers elle, mais pourquoi regardait-elle derrière lui ? Au lieu de continuer sa route il se retourna. Un magnifique cheval, sur lequel dansait la lueur de la torche que le cavalier tenait, se cabra devant lui.
La fin se lisait dans le regard du père de Fuyu, pourquoi Dieu mettait-il sa force à tant de rudes épreuves ? Il s'agenouilla oubliant qu'il n'était pas seul observant le regard vide le cavalier mettre le feu à sa demeure, s'il n'y avait pas eu les pleurs de Fuyu, le crépitement des flammes aurait pu être apaisant quelque part, les pleurs de Fuyu ? Rassemblant le peu de forces qui lui reste il courut vers sa fille pur l’entraîner dans la forêt, mais cela c'était sans compter sur l'étrange cavalier qui, descendu de cheval, ressemblait davantage à un samurai qu'à un bandit. Ce dernier dégaina son sabre si vite qu'aucun des deux autres acteurs sur cette scène enflammée ne purent certifier qu'il n'avait pas déjà dégainé avant de mettre pied à terre, et d'un coup net trancha la main de Haruo tombant sourdement au sol qui quelques secondes auparavant était tendue vers sa fille apeurée.

           « Restez sagement où vous êtes et je vous laisserais connaître une mort propre et rapide.

Sous son casque il jeta un regard aussi froid que l'acier de son sabre à Fuyu dont le visage était aspergé de gouttelettes pourpres.
Le regard glacé se dirigea avec une certaine langueur vers Haruo sans prêter attention à l'effervescence de pleurs de Fuyu.

            _Tenez-vous tranquille et elle ne souffrira pas.

Ses paroles, sa façon de tenir son sabre, toute cette rigueur ! Cet homme n'a rien à faire dans un tel carnage ! Maintenant son moignon fermement, Haruo rejoignit les pleurs de sa fille, hébété par la situation absurde qui se passait sous ses yeux, toute sa rationalité s'était fait la malle. Que devait-il faire ? Ou plutôt... Que pouvait-il faire. Il n'était rien d'autre qu'un paysan qui avait passé les deux dernières années à pleurer sa femme, Fuyu n'avait aucune chance de s'en sortir avec un père comme ça ! Et par ailleurs avait-il réellement envie de la sauver ? Il tourna la tête lamentablement vers sa fille en sanglots, après tout si Itoe est morte c'est de sa faute. Étouffant un cri de panique, il enfouit sa tête entre mains avant d'être saisi par le samurai. La poigne fermement serrée sur les cheveux du paysan, il le souleva sans problème comme s'il n'avait en main qu'un vulgaire mannequin de paille.
Dans un cri de désespoir, Haruo releva les yeux pour faire face à ce guerrier apathique.

           _Pitié !
Ce cri sut susciter un certain intérêt chez le bretteur.
           _Pitié ?
           _Pitié ! Ne me tuez pas ! Je saurais me rendre utile! Pitié !

Le samurai lâcha Haruo qui s'écrasa au sol lamentablement, sans dire un mot de plus il remonta à cheval et commença à partir vers la route rejoindre le reste du groupe, avançant jusque disparaître. Haruo jubilait. Il avait la vie sauve. Il s'inclina, les genoux à terre serrant son moignon qui déversait du sang à présent contre son kimono, Fuyu vint se jeter sur lui cherchant un peu de réconfort, la scène lui ayant totalement échappée elle ne souhaitait que les bras de son père pour faire disparaître ce cauchemar.
Un cri parmi les pleurs alerta Haruo, il hésita à lever la tête de peur que le cavalier lui fasse de nouveau face au cas où il aurait changé d'avis en route. Fuyu s'agrippait si fort qu'il fut forcé de la repousser pour la faire arrêter. Un homme, au semblant tout à fait à celui d'un bandit, se tenait à la sortie du chemin. Il rigolait devant eux, sa faucille à chaîne appuyée sur son épaule.

          « C'est la première fois que ma victime m'honore d'une révérence avant que je la tue !

Haruo ne sut se relever, aussi bien qu'il ne sut s'enfuir, la mort semblait le talonner cette nuit et il était fatigué. Fuyu tirait son kimono vers le haut pour le relever, ne sachant plus si elle devait crier ou pleurer elle oscillait entre l'un et l'autre état combinant parfois les deux.
           _Peut-être devrais-je commencer par cette gamine, ses cris me fatiguent.

Il leva le poids de sa chaîne en l'air et commença à la faire tournoyer au-dessus de sa tête et s'en avoir besoin de beaucoup avancer il assomma Fuyu d'un coup direct au front laissant à l'endroit du choc une profonde entaille. Le bandit ramena le poids à lui caressant doucement le sang qui le couvrait. Puis, se tourna vers Haruo. Son sourire disparut aussitôt. Le paysan n'avait pas sourcillé un seul instant, il était complètement ailleurs comme déjà mort.

          _Hein ?! Qu'est-ce tu m'fais là ? Tu vas même pas essayer de la venger ? Tu vas rester assis bien sagement ? Enfoiré ! Et moi dans tout ça ? Comment j’vais prendre mon pied ?! Tu me les casses, putain j'vais te buter !

Le premier coup fusa tranchant verticalement du cou à la poitrine, Haruo hurla de douleur portant son moignon à sa nouvelle entaille. Le brigand enchaîna sans ménagement les coups tailladant le corps du malheureux paysan, il ne s'arrêta que lorsque sa victime fut inanimée dans une mare de sang.

         _ Hahahaha ! Voilà pour toi !

Le bandit souleva son kimono s'apprêtant à recouvrir le cadavre encore chaud de son urine, et ce fut là son erreur. S'il avait su s'en tenir au simple meurtre de cette famille il aurait peut-être pu échapper à sa propre mort, mais ce ne fut pas le cas. Sa faucille tomba au sol s'étalant complètement dans le sang, il porta ses mains à sa gorge quelque chose le gênait. La pointe d'une autre faucille transperçait de part en part son cou. Dans un dernier effort, le bandit voulut attraper celui qui avait osé l'attaquer en traître mais personne ne se trouvait derrière lui. Lorsque celui-ci tomba inanimé, seul Yunosuke subsistait debout.
Le corps de l'enfant était transit de spasmes, il ne put se retenir davantage et vomit sur le cadavre encore frais, aspergeant au passage Haruo qui rendit à ce même instant son dernier soupir dans un pleur.

               _Itoe... Je suis désolé...

Yunosuke s'essuya et tituba se laissant lourdement tomber aux côtés de Fuyu. Il écarquilla les yeux de surprise lorsqu'il vit la poitrine de celle-ci se soulever, il vérifia et il s'avéra qu'elle respirait encore. D'un coup sec il déchira un pan de son kimono pour bander sa blessure au front avant de la traîner vers la forêt, le seul refuge auquel il pouvait penser à cet instant.
Il l'emmena aussi loin que ses forces le lui permirent avant de la cacher dans un tronc vide pouvant les accueillir tous les deux pour la nuit, les gardant à l'abri des regards indiscrets. Une fois mise à l'abri, Yunosuke s'avança vers le pan de la colline d'où on pouvait apercevoir le village en contrebas. On ne voyait réellement qu'une lumière rougeoyante mais pour lui qui connaissait bien ce coin il arrivait à discerner chaque maison brûler, à voir chaque personne qu'il avait côtoyé depuis sa naissance mourir dans ce brasier ou tranché par les sabres des bandits. Il serra le poing à s'en faire saigner, jurant que les larmes qu'il versait ce soir seraient les dernières.

              _J'ai faim !
La petite tapa du pied pour attirer l'attention de Yunosuke qui marchait plus loin devant, mais sans effet. Exaspérée elle éclata poussant un cri de rage si aiguë qu'il fit fuir les oiseaux qui se cachaient dans les arbres. Yunosuke se retourna sans vif intérêt vers la source du bruit, mais elle s'occupait déjà avec autre chose. Sous une pierre grouillait des insectes qu'elle écrasait impunément. Sa capacité d'adaptation effrayait le jeune garçon, cela faisait peut-être déjà un mois qu'ils vivaient sur la route au gré de la bonté des gens (voulue ou pas), mais une vie entière ne serait jamais suffisante pour lui faire oublier cette nuit-là.
Ses membres se crispèrent. Un homme est mort de ses propres mains cette nuit-là.

               _ Yun-nichan ?

Ses yeux se posèrent sur la petite mais son regard, lui, était toujours tourné vers cette soirée sanglante, si bien qu'il se mit à trembler. Il plaqua ses mains sur sa tête et tomba brutalement à genoux. Ces ordures paieront pour leur crime. Je leur ferais payer ! Une douleur se fit sentir sur son visage. Petit à petit il se décontracta, reprenant pieds dans la réalité. Devant lui, Fuyu usait de toutes ses forces pour lui tirer la joue.
La douleur fut cinglante dès qu'il reprit complètement ses esprit.

              _ Arrête Fuyu ! Idiote ! Ça fait mal !
              _C'est toi l'idiot, idiot ! Tu as tout renversé parce que tu rêvais !

Il eut un regard vers le sol et fit une mine dégoûté. Sur ses genoux se tortillait avec tant de bien que de mal, des vers de terre qui sentant le danger tentaient de s'enfuir le plus vite possible.

              _Tu m'as... Tu m'as mis ces saletés dessus...

Sentant qu'elle avait commis une erreur devant la colère montante de Yun, ses yeux s'embrumèrent alors qu'elle tentait de se justifier.
              _Mais ton ventre faisait du bruit alors j'ai voulu partager...
              _Quoi ?! T'en as mangé ?!

Il plongea ses doigts dans la bouche de l'enfant, comme si les vers s'y trouvaient encore, dans l'espoir de les y dénicher. Mais c'était sans compter la ténacité de l'enfant, lui piquer son repas ? Jamais !
Elle mordit les doigts envahissant de Yun pour lui montrer un peu qu'elle n'allait pas se laisser faire comme ça, et sans attendre plus longtemps, à la seconde où il retira ses mains pour les masser, elle saisissait les vers restant pour s'enfuir se cacher dans un fourré et finir son repas tranquillement.
Yunosuke la regarda s'enfuir figé par sa surprise, il y a peu elle aurait pleuré jusqu'à ce qu'on la console mais la voilà à se battre pour une bouchée de vers...
Étrangement cela lui redonna le sourire, d'un bond il se leva et commença à la courser en lui criant après.
La nuit était tombée depuis un petit moment déjà, les enfants, épuisés de s'être tant chamaillés, s'étaient assis dans l'herbe sur le bord de la route. L'air se faisait de plus en plus froid, l'hiver approchait à grand pas et Yun le savait. Ils ne survivraient pas à l'hiver à ce rythme.

À plusieurs reprises ils avaient volé dans les jardins quand les propriétaires avaient le dos tourné, dans les villes ils s'étaient fait rabroués par les autres enfants, quand une personne daignait poser les yeux sur eux c'étaient pour se plaindre de leur odeur.
Il avait bien essayé de laver Fuyu, mais le contact avec l'eau fraîche lui arraché des cris si stridents qui manquaient de lui déchirer les tympans. En plus des fois elle attendait trop avant de lui dire qu'elle devait aller aux toilettes et salissait ses langes !
Aussi certain qu'il se vengerait des ordures qui avaient détruit son village, il n'aurait jamais d'enfant, jamais plus il ne s'occuperait d'un bébé, c'est bien trop chiant !

Mais la compagnie de Fuyu lui faisait oublier tous ces mauvais côté, il savait que sans elle il n'aurait jamais eu la force de survivre. La tête appuyée sur son épaule, assoupie, elle était encore plus mignonne avec ses cheveux qui partaient dans tous les sens. Il caressa les mèches rebelles essayant en vain de les remettre en place, si bien que la cicatrice rose, née cette fameuse nuit sur son petit front fragile, finit par faire son apparition sous les doigts abîmés de Yunosuke.
Il se crispa un instant. Doucement il entreprit d'allonger Fuyu sur le sol pour faire quelques pas et s'isoler le temps que son angoisse s'apaise. Vomir près de la rizière l'aida quelque peu. Mais son ventre grondait encore plus du coup. Il devait devenir fort, pas seulement pour lui, mais pour elle aussi. Il deviendrait son grand frère puisqu'il le fallait.
Il partit dans le village travaillant sur la rizière, l'hiver approchait, même sans la brise bien plus fraîche de jour en jour, il le savait, ses parents le lui avaient dit. Avant.
Du linge était étendu avec les futons, c'était une occasion en or. Tout était trop grand pour Fuyu mais il s'arrangerait, elle devrait se passer de kimono. Le jeune garçon avançait à pas de loup à travers le linge, arrachant par-ci par-là divers tissus mais surtout ceux qui avaient l'air chaud. Il resta un instant devant une couette d'une place, hésitant, les nuits allaient être froides peut-être devrait-il l'emmener avec lui...

« Qu'est-ce que...

Tous ses muscles se crispant, il n'eut pas le temps d'esquisser le moindre geste que la personne à qui appartenait la voix le retenait par l'oreille, et bientôt la vieille dame se mit à beugler.

                    _Au voleur, au voleur ! Que quelqu'un fasse quelque chose !

Par réflexe sur la défensive, il fit fi de la douleur et envoya un coup de pied dans les genoux de la vieille qui chancela aussitôt. Choqué de ce qu'il venait de faire, il resta un instant sur place ne sachant plus s'il devrait l'aider ou s'enfuir. Il n'eut pas le temps de résoudre son dilemme qu'il fut projeté dans les airs avec force, pour venir s'écraser contre la maisonnée à qui appartenait le linge volé, maintenant éparpillé de toutes part.
C'était un homme de grande taille, il vint en aide à la grand-mère sans un regard vers la gamin hagard. Il alla l'asseoir sur le rebord et sans attendre plus lui ramena l'enfant, l'odeur et la crasse le surprit et il le lâcha la première fois, le laissant retomber au sol misérablement. La seconde il le traîna simplement en l'attrapant par le col du kimono boueux du gamin.

                    _Tu vas devoir répondre de tes actes, garçon.
Complètement remis, Yunosuke se débattit comme un démon pour échapper à la punition qui l'attendait ne voulant pas savoir de quoi elle retournerait.
                    _Laissez-moi ! Bandes d'insectes puant, me touchez pas !

Pour toute réponse il reçut un grand coup de bâton dans les genoux, il s'écroula au sol l'homme n'avait plus besoin de le retenir, la douleur le ferait pour lui. La vieille lui lançait un regard noir et lui donna plusieurs coups de bâton à son tour, un manqua le corps frêle pour accrocher son crâne, bien que sa force était quasi inexistante, le bout de bois à lui seul parvint à écorcher l'enfant et faire couler un mince filet de sang. La vieille décida que cela suffirait.

                   _Ikeda, va faire chauffer un bain.
                   _Mère...
Elle lança un regard sans appel à son fils qui ne voulant pas défier la matriarche partit faire ce qui lui avait été demandé.
                   _Il va falloir te décrasser garçon, j'espère qu'il ne te prendra plus de voler les honnêtes gens. Si tu veux quelque chose, demande.

Yun retenait ses larmes, enroulé sur lui-même au sol, s'il venait à répondre il ne pourrait les retenir plus longtemps, et ce n'était pas digne d'un homme.
La vieille perdait patience.
                   _Ne parle pas si ça t'arranges ! Mais ne crois pas que je vais m'occuper de toi gratuitement, tu vas payer pour le bain et les vêtements. Tu vas travailler à la rizière. Et si tu travailles bien, tu recevras à manger. »

Elle s'arrêta de parler subitement, le regard d'un démon la fixait. Le garçon toujours à terre ne bougeait plus d'une once, il fixait la vieille femme d'un œil mauvais, d'un œil vengeur. Irritée au plus haut point, elle saisit le bâton resté à côté d'elle et se mit à l'agiter fébrilement. Alors que sa trajectoire semblait inévitablement diriger vers Yun, tel un animal il sauta sur la vieille la plaquant sur le bois du rebord. Il griffa, mordit même, de sorte d'arracher l'arme qui l'avait battu même si au passage il lui arracha quelque cris avec. Une fois récupérée, il la lança loin dans l'obscurité de la nuit, il toisa la vieille une dernière fois qui eut du mal à déglutir, mais les pas approchant à toutes vitesse le força à agir vite. Il se saisit de la couette qui était plus proche et s'évapora dans la nuit.
Il retrouva vite son chemin vers l'endroit où il avait la petite fille, il regarda à droite et à gauche, oui il avait bien laissé Fuyu là, la panique commença à le saisir, alors où diable était-elle ?

Il cria dans la nuit le nom de l'enfant. Il cria jusque perdre sa voix, la couette jonchant le sol à présent il n'en avait plus cure. À quoi bon la garder s'il n'avait plus personne à réchauffer. Alors qu'il courrait dans un sens puis dans son inverse ne sachant pas où commençait par chercher, la petite sortit d'un buisson. Il ne la vit pas, persuadé qu'il ne la reverrait jamais, que la sorcière au bâton l'avait enlevé pour la battre à son tour.
Fuyu se mit à le suivre dans sa course circulaire pensant qu'il jouait, toujours dans son dos elle eut du mal à suivre et finit par tomber mais il ne se retourna pas. Elle fut face à un dilemme, pleurer pour attirer son attention ou se relever et continuer le jeu ? Après tout s'il ne s'était pas retourné c'est qu'il attendait d'elle qu'elle continue. Mais alors qu'elle se relevait, il s'écroula à son tour, la face dans la boue. Prudemment elle s'avança, le regarda curieuse, attendant qu'il la surprenne ou quoi que ce soit mais il restait immobile. Ennuyée, elle le poussa du bout du doigt accroupie devant lui.
D'un geste plus rapide qu'elle ne s'y attendait il lui saisit le poignet, l'étroitesse du poignet le força à relever la tête, ce ne pouvait pas être la vieille.

Il écarquilla les yeux devant le spectacle qui s'offrait à lui. D'un bond il fut sur elle la serrant plus fort que jamais contre lui, pleurant tous les deux à chaudes larmes, bien que leurs raisons furent tout à fait différentes, la petite surprise n'apprécia plus du tout le jeu et ne sut plus quoi faire que pleurer.
Après cette nuit-là, Yun devint extrêmement prudent, il ne subtilisait que l'essentiel et juste ce qu'il fallait pour qu'on ne remarque rien, la couette leur servait bien, depuis quelques nuits les flocons commençaient à apparaître de façon de plus en plus fréquente. Quand la neige fut là, il emmitoufla Fuyu dedans et la traîna derrière lui installée sur des branches de sapins. Mais il ne parcourait plus que de maigres distances et il n'y avait bientôt plus de nourriture à subtiliser.

La peau sur les os, les deux enfants faisaient peur à voir, Fuyu dormait d'épuisement quasiment toute la journée ainsi que la nuit et Yun désespérait de la rejoindre, ce qu'il venait à faire de plus en plus pour ne pas tomber de fatigue au milieu de la neige.
Vint un jour où la petite fille ne se réveilla pas, mais au milieu de la forêt il ne pouvait s'arrêter, cela signerait leur mort. Ses larmes givraient ses joues déjà brûlées par le froid. Il avait échoué. Il tomba à genoux dans la neige et rampa difficilement vers l'enfant endormie. Il avança ses doigts lacérés par les branches qu'il traînait depuis des lieues et recouvert de gelures, vers le front de la petite fille. Il ne sentit rien mais il était sûr qu'elle était glacée, il l'enveloppa de ses bras ne pouvant plus rien faire d'autre. Ses jambes aussi fixes que celles d'une statue de sel, il savait qu'il ne faudrait plus longtemps pour voir son corps se briser en morceaux, il le sentait, le froid l'avait rendu aussi fragile que du verre.
Sa bouche gonflée et bleue ne pouvait même plus articuler une syllabe, il ne pouvait même plus réconforter l'enfant dans ses bras. Essayant vainement, il finit par s'endormir.

Il se réveilla en mouvement. Il tenta de bouger mais son corps ne répondait pas, il put cependant voir le petit corps de Fuyu enveloppés dans des peaux autres que la couette trempée qu'il avait traîné jusque-là, il s'échappait un petit nuage blanc de ses lèvres desséchées et tout aussi bleues que les siennes. Cette vision le soulagea tellement qu'il s'endormit à nouveau.
Il se réveilla encore, mais il ne bougeait plus cette fois. Il pouvait sentir sans ouvrir les yeux la chaleur des flammes, le son de leurs crépitements et leurs douces lumières se refléter sur l'écran noir de ses paupières, il avait dû gémir car il reçut comme injonction de dormir. Le ton avait été sans appel et sans faire plus de façon il s’exécuta.

Les jours passèrent, il pouvait s'asseoir désormais, Fuyu restait inconsciente, mais vivante. Leur sauveur était un yamabushi, un prêtre Hermite qui s'appelait Susumu, ou du moins répondait à ce nom. Il parlait peu mais juste, il avait soigneusement bandé le corps des enfants pour soigner leurs gelures, il leur préparait à manger, avait lavé leurs vêtements puis à leur vue il les jeta et leur en donna des neufs. Le côté solitaire du moine plaisait à Yunosuke, il ne voulait pas parler aux adultes, il ne quittait jamais le chevet de la petite fille et prenait un air horrifié dès qu'elle semblait manquer de souffle. Susumu l'observait en silence sans que celui-ci ne le sache.
2 semaines passèrent avant qu'elle n'ouvre les yeux, terriblement amaigrie par un régime imposé, elle ne pouvait pas encore bouger. De temps en temps elle voyait les larmes de Yun, mais même si elle le voulait elle ne pouvait pas les essuyer. Elle aurait voulu sourire pour le rassurer mais rien, même ses larmes à elle semblaient refuser de sortir. La douleur était si violente qu'elle sombrait sans cesse dans des sommeils qui se voulaient réparateur. Yun la nourrissait lui-même quand c'était l'heure la forçant, à rester éveiller comme l'avait enjoint le moine toujours observateur.

2 semaines de plus fut ce qui leurs prit pour marcher à nouveau, leurs joues toujours creuses mais tout de même moins qu'à leur arrivée, ils retrouvaient petit à petit leur autonomie mais jamais il ne lâchait sa main, tout comme jamais elle ne lâchait la sienne.
Le trio resté longtemps silencieux ne fut plus qu'un souvenir lorsque la vitalité regagna les deux enfants, les cris pleins de joies et de tristesse retentirent à la suite du premier cri d'estomac de Fuyu.
L'hiver prenait fin doucement.

Susumu remuait le riz dans la marmite, il commença d'un ton qui ressemblait toujours à un sermon.
                      « Je vais vous amener dans le temple bouddhiste voisin, je connais les moines, ils prendront soin de vous.
Yun se redressa, son regard toujours aussi noir.

                      _Pas question, si tu veux plus qu'on reste alors on va repartir dans la forêt. Mais on ira pas chez d'autres adultes !
Fuyu, silencieuse pour une fois, suivant le mouvement des grains de riz dans la marmite, le yamabushi pointa les deux enfants du bout de sa cuillère en bois.

                      _Vous seriez morts sans moi, et vous serez morts dans quelques nuits sans eux. Ma décision est finale, si tu veux tenter le destin et risquer la vie de cette enfant pour rien d'autre que ton orgueil alors soit prêt à prendre tes responsabilités quand ça arrivera. Car c'est ce qui se arrivera, crois-moi.

Le moine servit la bouillie dans les bols, Fuyu sauta littéralement dessus, toujours affamée, Yun le saisit de façon réticente sans piper mot et le moine émit un bruit pour exprimer son assentiment avec la décision du jeune garçon. Après l'avoir observé, il savait qu'il ne ferait rien qui mettrait la vie de la petite fille en danger. D'une petite voix, Yun reprit.

                     _Et ils seront d'accord ?
                     _Oui. »

Ils ne parlèrent plus du repas, Fuyu partit ennuyer Yun après avoir fini son bol pour qu'il lui passe le sien, ce qu'il fit après l'avoir taquiné un petit peu, son caractère plein de vie était la seule chose qui pouvait encore lui arracher un sourire.
Le lendemain, Susumu guida la troupe jusqu'à leur nouveau foyer.
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MessageSujet: Re: Fuyu Chimizu   Dim 27 Nov - 1:06

Et voilà ! Fiche validée ! Wink
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MessageSujet: Re: Fuyu Chimizu   

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